Mon premier tatouage à Barcelone

Mon premier tatouage à Barcelone

Je suis née en 69 et je viens de faire mon premier tatouage,  à Barcelone ! Comme quoi il n’y a pas d’âge pour le tatouage. Je vous raconte mon expérience de A à Z.

L’origine

Je suis une grande fan de David Bowie. Il a accompagné toute ma vie. Et le 10 janvier 2016, il m’a laissé orpheline et veuve à la fois. Je vous en parlais déjà il y a un an . Et depuis ce jour ou presque j’ai en tête de me faire tatouer quelque chose de lui … Les symboles de l’étoile déstructurée de son ultime album Black Star dessiné par  Jonathan Barnbrook, me sont apparus comme une évidence. Ils sont issus d’un alphabet Black Star qui signifie  : BOWIE.

Mon premier tatouage à Barcelone

 

La réflexion

S’en est suivi une longue réflexion. Est-ce bien raisonnable à mon âge ? Est-ce que cela va pas me faire très mal ? À quel moment le faire ? Où le placer ? Quel tatoueur ?

Je prends toujours un temps de réflexion important pour les décisions importantes mais une fois décidée je fonce ! Je dois avouer que l’expérience de mon amie Athéna a contribué à me faire lever ma crainte de la douleur, et donné de bonnes indications sur le moment idéal. Sur mon âge, et bien au moins j’ai placé mon tatouage à un endroit qui ne va pas trop bouger. L’avantage c’est que je vois déjà où il ne vaut mieux pas en faire … Et puis réflexion faite une «  vieille peau » est une « vieille peau » tatouée ou non ! Alors autant se faire plaisir.

 Le meilleur moment

Sachant qu’il ne faut pas se baigner ou s’exposer au soleil pendant 3 semaines. Mais aussi qu’il faut être en bonne santé et éviter les microbes et virus … le choix du moment à Barcelone pour une fille qui aime la plage était relativement restreint. Je voulais aussi donner encore plus ce sens symbolique à cet acte. J’ai donc choisi de le faire autour de l’anniversaire de la mort de David Bowie le 10 janvier 2016 . Étant grippée, j’ai attendu et ai fait mon tatouage le 12 janvier 2018.

Le choix du tatoueur

C’est un acte important, on doit être complètement en confiance avec son tatoueur sur les conditions d’hygiène et compétences artistiques. Je n’avais pas envie d’un tatouage comme dans le sketch de François Damiens, qui me fait par ailleurs mourir de rire : je ne résiste pas,  je vous laisse le lien ici.

Sachant que je ne suis pas fluent en catalan et encore moins en espagnol, il fallait en plus que je trouve un tatoueur qui parle le français. On ne peut pas prendre le risque d’un incompréhension en la matière.

Mon choix c’est porté sur le salon de tatouage : One o Nine tenu par un charmant couple de tatoueur Franco-italien : Miss Sita et Dirty Tomy .

Je me suis donc dans un premier temps rendue directement au salon situé dans le quartier gothique : Carrer de la Mare de Déu del Pilar, 15 . Infos ici .

Mon premier tatouage à Barcelone

One o Nine

Première  impression  : je suis arrivé peu après l’ouverture, en semaine et j’ai découvert un espace barber shop et salon de tatouage avec une déco rétro que j’adore.

Mon premier tatouage à Barcelone J’ai donc tout de suite été bien dans cet environnement. Pouvoir parler en français contribue aussi au bon feeling . Au  finish c’est Miss Sita qui m’a pris en charge.

J’ai pu lui exposer mon envie, elle a su m’orienter pour l’emplassement. Au départ je pensais plus petit et à l’intérieur du poignet. Finalement c’est plus grand et sur l’extérieur de l’avant-bras.

Elle m’a proposé de revenir le jour même pour faire la séance. Juste le temps de manger pour prendre des forces et revenir pour ma séance.

La séance de tatouage

Mon premier tatouage à Barcelone

J’arrive, ma tatoueuse me rase l’endroit où sera réalisé le tattoo, nettoie. Puis elle me montre et prend le temps de positionner mon stencil  – il s’agit du papier où se trouve dessiné mon tatouage, il sert au transfert sur ma peau- .

Me voici assise, le bras bien calé. Miss Sita me détend en discutant pendant qu’elle prépare son matériel.

Mon premier tatouage à Barcelone

Elle commence tout en continuant à me parler. Et là surprise ! Je m’attendais à avoir vraiment mal et  finalement, mon ressenti est celui d’une irritation, comme une chatouille un peu forte.

Mon premier tatouage à Barcelone La localisation y est probablement pour quelque chose. Le fait que je m’attendais à une vraie douleur aussi ! Mais aussi le fait que je me sente à l’aise, en confiance a probablement joué aussi, plus le talent de la tatoueuse. Plus le fait d’avoir  vécu un accouchement gémellaire avec épisiotomie, une opération avec pause de plaque pour cause d’éventration, des infiltrations pour hernie discale, et une phlébite, sans compter deux fractures… font que tout compte fait,  le tatouage est bien moins douloureux que tout cela. Et enfin la taille du tattoo.  On peut dire  en fin de compte que j’ai passé un bon moment. Ou alors je suis une maso qui s’ignore ?!

(Attention ceci est mon ressenti pour ce tatouage, ce n’est pas indolore et cela peut être vécu comme très douloureux.)

Mon premier tatouage à Barcelone

Une fois tatouée, mon avant-bras est emballé dans du film plastique alimentaire  (pour environ 3h)

Miss Sita me fait cadeau de mon stencil : « souvenir de ton premier tatouage ! » .

Mon premier tatouage à Barcelone

Elle m’explique les consignes à respecter : nettoyer et crémer . Pas de piscine ni soleil  avant 3 semaines. Ensuite crème protection 50 pour aller au soleil.

Elle me remet une feuille récapitulative des soins post-tatouage.

Je la règle : 80€ ( prévoir du cash, ou au pire comme moi,  faire un PayPal)

L’après tatouage

Directement après, je suis allée chercher à la pharmacie le gel nettoyant-désinfectant et la crème cicatrisante.

Mon premier tatouage à Barcelone

Les premières heures après le tatouage sont peut-être les seules où j’ai ressenti une vraie douleur : une sensation de brûlure, légère, mais sensation de brûlure. Du coup j’étais très contente d’enlever le film plastique pour nettoyer et mettre de la crème.

La première nuit, j’ai remballé mon avant-bras pour éviter frottement et dégorgement de mon tatouage.

Ensuite j’ai laissé mon bras à l’air, en nettoyant et crémant très régulièrement. La première semaine j’ai du le faire jusqu’à facile 6 fois par jour. Pour passer à 4 la deuxième semaine et maintenant que je suis en 3ème semaine je le fais 2 fois par jour.

La phase la plus désagréable c’est celle où les croûtes se forment . Cela occasionne des  démangeaisons pas très cool. D’autant qu’il ne faut surtout pas gratter .

Là je suis en fin de cicatrisation. Je compte repasser chez One o Nine en fin de semaine pour m’assurer que celle-ci est bien faite ( a priori ok) . Et pouvoir retourner à la piscine du Metropolitan reprendre mes cours de up aqua . Il faut savoir qu’un tatouage peut bouger lors de la cicatrisation. Des retouches peuvent être nécessaires et sont incluses dans le prix.

Le regard des autres

Dans les autres il y a avant tout ma famille. Mon mari, n’est pas particulièrement chaud pour le tatouage, lui-même ne se fera jamais tatouer … à moins que … Pourtant il m’a soutenu pour celui là qui me tenais tellement à cœur. Bon on verra s’il y en a d’autre(s) … Il le trouve très réussi.

Pour mes filles je suis maman et cela ne change pas. Elles ont juste eu peur de la douleur.

Et effectivement c’est la première question des non-tatoués : « ça t’as fait mal ? »

En deuxième vient la question du sens (pour les non – fans de Bowie) : «  ça représente quoi ? »

On trouve mon tatouage très réussi avec un beau tracé et remplissage.

J’ai l’avantage de vivre à Barcelone où le tatouage est présent dans toutes les couches de la société et toutes les tranches d’âges . Du coup il n’y a pas de regard particulier, cela fait parti de moi et c’est tout. Cela m’a permis de savoir qui dans mon entourage est fan de David Bowie.

Mes conseils et recommandations

Le tatouage est certes un phénomène de mode, voire de société. Pour autant il ne s’agit pas d’un vêtement, d’une paire de chaussures, d’un bijou ou même d’une coupe de cheveux. Le tatouage est un acte irréversible ou presque. (Il existe des méthodes laser très coûteuses et douloureuses) .

Il faut donc bien y réfléchir avant de passer à l’acte.

Le tatouage, n’est pas non plus un acte anodin tant au niveau de la santé , d’où l’importance du choix du salon et du respects des soins post-tatouage. Qu’au regard de la société. J’ai la chance de vivre à Barcelone où la liberté est de mise et où l’on ne juge pas les personnes sur leur apparence… Mais ce n’est pas le cas partout, et un tatouage trop visible peut s’avérer un handicap dans le monde du travail par exemple.

Si l’on veut un tatouage, faire celui qui nous plaît pas celui qui est tendance à un instant T . C’est un gros pari sur l’avenir, puisque notre peau garde cette trace pour toujours. Que notre tatouage va vieillir avec nous . Il faut que le tatouage soit nous .

Si vous hésitez ou voulez l’effet sans irréversibilité, il y a les « vrais faux tattoos » de chez Reblack. Ça tient entre 8 à 10 jours et  ressemble à un vrai . Cela reste une bonne alternative et/ou étape vers un vrai tatouage.

Mon premier tatouage à Barcelone

La veille et le jour J : bien s’hydrater (pas d’alcool ), bien dormir, manger . Éventuellement prévoir un encas si la séance doit durer longtemps . Avoir un petit quelque chose sucré et à boire pour après.

Et bien suivre les instructions post-tatouage.

Et après …

Je suis très heureuse d’avoir sauté le pas. Et je dois l’avouer ce premier tatouage ne sera très probablement pas le dernier… Mais je vais me donner le temps de la réflexion. Une chose est certaine c’est que si prochain il y a, il fera non plus seulement appelle à la maîtrise technique, mais aussi à l’aspect artistique de mon/ma tatoueur / tatoueuse.

Mais pour le moment,  je profite de mon premier tatouage que j’adore. Bowie, je l’ai désormais au sens propre,  dans la peau.

Mon premier tatouage à Barcelone

 

 

 

 

 

 

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