Mon combat de femme : devenir mère

Mon combat de femme : devenir mère

En cette journée des droits des femmes,  j’ai eu envie de parler du plus important combat de femme que j’ai mené : devenir mère.

Attention, ne vous y méprenez pas. Je ne considère pas qu’il soit indispensable pour toute les femmes de devenir mère. Simplement,  pour moi, il était très difficile d’en être autrement.

Un long parcours

Il faut dire que j’ai mis un peu de temps à trouver la personne avec qui j’ai eu envie de fonder une famille. Cette rencontre avec celui qui est aujourd’hui mon mari s’est faite l’année de mes 34 ans, en 2003.

Ce fut un vrai coup de cœur. En quelques semaines, nous vivions ensemble dans son studio. Peu de temps après, nous emménagions ensemble dans un appartement digne de ce nom, avec chambre et bureau. Et très rapidement, l’évidence a fait que nous avions envie de fonder une famille.

Nous avons essayé de manière classique pendant plus de 6 mois, puis consulté une première gynécologue. Celle-ci nous a expliqué qu’à partir de 35 ans, c’est plus long. 6 mois plus tard, toujours rien… Nous sommes donc passés aux courbes de températures. C’est le commencement de la fin de la sexualité « normale ». 6 mois plus tard, la gynécologue nous oriente vers un vrai spécialiste de l’infertilité. J’ai déjà presque 37 ans.

Il n’y a plus de temps à perdre. Si je veux devenir mère, il va falloir passer à l’action.

Tout d’abord, investigation médicale par prise de sang. Verdict : Taux de FHS 22, estradiol 23, AMH< à 0,5 et Inhibine < à 15 .

Je ne vous parle pas plus des examens de type hysteroscopie et autres réjouissances… Il en est fini du romantisme pour avoir un bébé !

Si vous n’êtes pas suivis pour infertilité, je viens de vous parler chinois. Avec le décodeur et pour faire simple : c’était pas gagné !

Notre gynécologue, notre bon Georges – comme on aime à l’appeler – nous a quand même proposé de tenter l’insémination car au vu de mon bilan hormonal, j’étais refusée pour une FIV.

Presque 1 an d’espoirs et de déceptions

De septembre 2006 à avril 2007, nous avons fait des inséminations.

Mon combat de femme : devenir mère

Cela signifie apprendre à se faire des injections quotidiennes d’hormones dans le ventre, avoir une vie totalement rythmée par ce processus. Ne penser qu’à ça, avoir sa vie sociale perturbée et petit à petit, en venir à éprouver de la haine pour les femmes enceintes. Je sais, c’est horrible la jalousie. Mais se retrouver à chaque fois avec l’arrivée des règles marquant l’échec, plus la prise d’hormones, cela vous met à fleur de peau . (Je vous en parlé déjà ici )

Le temps de la réflexion

Après presque 3 ans d’essai infructueux pour devenir maman, il faut se rendre à la douloureuse réalité. Je ne pourrai pas devenir mère avec mes ovocytes !

3 solutions s’offrent alors à moi, à nous (puisque l’on est deux dans cette aventure) :

  1. Ne pas avoir d’enfant
  2. Adopter
  3. Faire appel à un don d’ovocytes

Dans un premier temps, je pense que la meilleure option pour nous, pour moi, c’est alors l’adoption. Nous participons aux premières réunions, enclenchons un autre très long processus.

Au final, début 2008, après une pause salutaire, de nombreuses lectures et de la réflexion, j’en arrive à la conclusion que je suis prête pour le don d’ovocytes.

Mais c’eut été encore trop facile, mon corps m’a encore mis des bâtons dans les roues. Dysplasie de grade III au col de l’utérus détectée en février 2008 et opérée en mars 2008.

En route vers le don d’ovocytes à Barcelone

Ensuite, tout est allé très vite. Un premier rendez-vous au mois de mai, dans la clinique de notre choix. Nous sommes tournés vers Barcelone : la clinique Cirh.

Nous avons été accueillis par Alexandra, qui parle français, nous explique, nous rassure et nous prend en photo pour trouver une donneuse qui nous ressemble.

Le 11 juillet, la ponction de la donneuse a eu lieu. Nous allions être tenus informés de l’évolution des embryons. Suspense !

14 juillet. Jour-clé de l’implantation de deux superbes embryons.

Mon combat de femme : devenir mère

15 jours plus tard, je suis enceinte !!!

Je vous raconterai un jour (peut-être) ma grossesse gémellaire… ce ne fut pas non plus un long fleuve tranquille.

Je vous montre juste mon ventre sur le point d’accoucher.

Mon combat de femme : devenir mère

 

Devenir mère… et père

Le 17 mars 2009, l’année de mes 40 ans, je donnais vie à deux merveilleuses petites filles : Lou-Andréa et Swann. Mon combat de femme : devenir mère

Voilà le début d’une nouvelle aventure, car être parents, c’est un travail de chaque instant et pour toujours.

Pour en savoir plus, retrouvez l’entretien sur mon parcours de don d’ovocytes dans le cadre de leur nouveau projet d’Equinox radio, Elles, réalisé par Leslie Singla : À écouter par ici

Mon combat de femme : devenir mère

 

Si vous avez des questions, des témoignages, n’hésitez pas à commenter et/ou me contacter.

 

8 thoughts on “Mon combat de femme : devenir mère

  1. Toujours émouvant…même si nous avons partagé une petite partie de cette aventure. J’en profite pour remercier ici les donneuses d’ovocytes et le système espagnol, sans lesquels nombre de françaises ne connaîtraient pas ce bonheur d’être mère.

    1. Tu as complètement raison sans ces donneuses nous ne serions pas devenues mères. Merci à toutes nos gentilles fées !

  2. Que de courage et d’amour. Il faut voir en soi beaucoup d’amour pour endurer tout ce parcours…je vous souhaite le meilleur pour la suite..
    Virginie (Barcelone)😉

    1. Merci beaucoup, je suis loin, très loin d’être la seule à avoir ce parcours ou un parcours similaire… et j’ai la chance d’avoir réussi ! Je pense aux autres femmes qui n’ont malheureusement pas pu aller jusqu’à la concrétisation de leur rêve…

  3. Merci pour ton témoignage je suis très émue aussi car mon parcours a été complique aussi et le sujet me touche beaucoup. J’ai moi aussi fait mes FIV au CIRCH et je garde d’excellents souvenirs de toute l’équipe ! Félicitations pour tes poupées 🙂

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